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DPGF : définition, exemple et méthode pour automatiser le chiffrage avec l'IA

Le DPGF est le document qui décide du chiffrage d'un marché. Le comprendre prend 5 minutes. Le remplir peut prendre 1 à 2 jours par chantier. Avec l'IA, on tombe à 2 à 4 heures — exemples détaillés sur un DPGF CVC de 400 lignes.

DPGF : définition, exemple et méthode pour automatiser le chiffrage avec l'IA

En Bref

  • Le DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est le document qui ventile ligne par ligne le prix total d’un marché — c’est lui qui tranche en cas d’écart avec le CCTP
  • Il se distingue du BPU (Bordereau des Prix Unitaires, utilisé pour les marchés à bons de commande) et du DQE (Détail Quantitatif Estimatif, simple estimation non contractuelle)
  • Un DPGF CVC de chantier tertiaire peut contenir 300 à 700 lignes — le chiffrage manuel demande 1 à 2 jours par dossier, et la marge d’erreur est énorme
  • L’IA couplée à une base prix structurée divise ce temps par 4 à 5 — méthode en 4 étapes détaillée ci-dessous, avec un exemple concret sur un bâtiment tertiaire de 3 500 m²

Le DPGF est l’un des documents les plus redoutés par les entreprises du bâtiment — et paradoxalement l’un des plus mal compris. Il revient dans tous les dossiers de consultation, conditionne la compétitivité du prix, et pourtant les équipes de chiffrage le remplissent souvent dans la précipitation, à la veille de la remise du pli.

Cet article répond à trois questions : qu’est-ce qu’un DPGF exactement, comment le distinguer du BPU et du DQE, et comment l’IA peut aujourd’hui diviser par 4 à 5 le temps de chiffrage, avec des exemples concrets sur les lots CVC (chauffage, ventilation, climatisation) qui sont parmi les plus complexes à chiffrer.

Qu’est-ce qu’un DPGF ? Définition claire

DPGF est l’acronyme de Décomposition du Prix Global et Forfaitaire. C’est un document contractuel qui détaille, ligne par ligne, la composition du prix forfaitaire proposé par l’entreprise candidate pour exécuter un marché.

Concrètement, un DPGF prend la forme d’un tableau avec au minimum quatre colonnes :

  • La désignation — libellé précis du poste de travaux ou du produit
  • L’unité — ml (mètre linéaire), m², m³, u (unité), forfait
  • La quantité — quantité attendue pour exécuter le marché
  • Le prix unitaire HT — prix proposé par l’entreprise pour une unité
  • Le prix total HT — quantité × prix unitaire

La somme de toutes les lignes doit correspondre au prix forfaitaire global que l’entreprise s’engage à tenir. Si cette somme diffère du prix annoncé dans l’acte d’engagement, la plupart des règlements de consultation prévoient que c’est la décomposition (le DPGF) qui fait foi — pas le prix global.

Pourquoi le DPGF est contractuel

Le DPGF n’est pas un document d’information. Il fait partie des pièces contractuelles du marché, annexées à l’acte d’engagement. En cas de litige sur l’étendue des prestations, c’est le DPGF qui permet de déterminer ce qui est inclus dans le prix forfaitaire et ce qui ne l’est pas. Un poste oublié dans le DPGF mais présent au CCTP est un contentieux quasi certain — soit l’entreprise le réalise à sa charge, soit elle le facture en travaux supplémentaires avec un risque fort de refus.

Le DPGF est donc à la fois un outil de chiffrage et un document juridique. C’est ce qui rend son remplissage aussi sensible.

DPGF, BPU, DQE : quelles différences ?

Les trois acronymes sont souvent confondus, mais ils ne décrivent pas la même réalité contractuelle.

DocumentSignificationType de marchéCaractère contractuelUsage principal
DPGFDécomposition du Prix Global et ForfaitaireMarchés à prix forfaitaireContractuelVentiler un prix forfaitaire
BPUBordereau des Prix UnitairesMarchés à bons de commande / unitaireContractuelFixer un prix unitaire appliqué à des quantités variables
DQEDétail Quantitatif EstimatifTous types de marchésNon contractuelComparer les offres à quantités égales

Quand utilise-t-on chaque document ?

  • Le DPGF est utilisé dans les marchés à prix global et forfaitaire — la quasi-totalité des marchés de travaux en France (neuf, rénovation). L’entreprise s’engage sur un prix total fixe pour une prestation définie.
  • Le BPU est utilisé dans les marchés à bons de commande (maintenance, travaux récurrents) — l’entreprise fixe des prix unitaires qui seront appliqués aux quantités réellement commandées sur la durée du marché.
  • Le DQE est un document non contractuel produit par le maître d’ouvrage pour comparer les offres sur une base identique. Le candidat applique ses prix unitaires aux quantités estimatives fournies, ce qui permet à l’acheteur public de hiérarchiser les offres même quand les DPGF sont présentés différemment.

Dans un marché CVC tertiaire classique, on rencontre souvent un DPGF principal (chiffrage forfaitaire de l’installation neuve) + un BPU (pour les prestations de maintenance post-livraison). Les deux coexistent et doivent rester cohérents.

DPGF en marché public vs marché privé

En marché public, le DPGF est une pièce quasi systématique du DCE, imposée par le maître d’ouvrage et dont le format est figé. L’entreprise candidate remplit les colonnes “prix unitaire” et “prix total” sans modifier la structure, les lignes ou les quantités. Toute modification de la trame est souvent motif de rejet de l’offre.

En marché privé, le DPGF peut être fourni par le maître d’ouvrage (bailleurs sociaux, foncières, industriels) ou produit par l’entreprise elle-même dans le cadre d’un devis détaillé. Dans ce cas, il porte parfois un autre nom — “détail estimatif”, “devis détaillé”, “décomposition du prix” — mais le rôle est identique : justifier la composition du prix.

Pourquoi le DPGF CVC est particulièrement complexe

Le DPGF des lots de génie climatique (chauffage, ventilation, climatisation) est l’un des plus lourds à chiffrer, pour plusieurs raisons cumulatives :

  • Nombre de lignes élevé — un lot CVC sur un bâtiment tertiaire de 3 500 m² contient typiquement 300 à 700 lignes (tuyauterie, isolant, calorifuge, vannes, manchons, supports, ballons, PAC, CTA, registres, diffuseurs, unités VRV, câblage, régulation, essais, mise en service)
  • Variantes matériel — un même poste (par exemple “pompe à chaleur air/eau 80 kW”) se décline selon la marque, le COP, le SCOP, le fluide frigorigène (R32, R454B, R290), le bilan carbone ICV — chaque variante a un prix différent
  • Interactions entre lots — la VMC double flux dialogue avec le lot électricité (alimentation, régulation) et le lot étanchéité (passages en toiture) ; le DPGF doit refléter précisément la frontière
  • Mise à jour fréquente des prix — le marché des équipements CVC bouge vite (plan PAC, pénurie, F-Gas, bilan carbone) ; une base prix de 2024 n’est plus fiable en 2026
  • Exigences réglementaires — RE2020, décret tertiaire, F-Gas imposent de documenter chaque poste avec des pièces annexes (fiche produit, certificat Eurovent, déclaration F-Gas)

Résultat : le chiffrage d’un DPGF CVC mobilise en moyenne 1 à 2 jours de travail d’un chargé d’affaires par dossier — souvent plus, lorsque la base prix interne est éclatée entre plusieurs fichiers Excel et que le chiffrage repose sur la mémoire des précédents chantiers.

La méthode IA pour automatiser le DPGF en 4 étapes

La méthode décrite ci-dessous s’applique à tous les corps d’état — CVC, électricité, plomberie, gros œuvre, menuiserie. Les exemples sont tirés d’un cas réel de DPGF CVC sur un chantier tertiaire de 3 500 m² (bureaux récents Paris Ouest), traité en 3,5 h au lieu de 1,5 jour avec la méthode complète.

Étape 1 — Extraire et structurer le DPGF depuis le DCE

Le premier frein est souvent technique : le DPGF est livré dans un PDF scanné (parfois issu d’un tirage papier), parfois dans un Excel au format propre au maître d’ouvrage, parfois embarqué dans un CCTP de 200 pages. Avant tout chiffrage, il faut obtenir une version structurée et exploitable du DPGF.

L’IA (ChatGPT, Claude) permet d’extraire la trame du DPGF à partir d’un PDF ou d’un scan en quelques minutes :

Voici le DCE du marché [référence]. Dans les pièces jointes, identifie
le ou les documents contenant le DPGF du lot CVC. Extrais-en la trame
(désignation, unité, quantité) au format tableur, sans modifier les
quantités ni l'ordre des lignes.

Cette phase prend 10 à 20 minutes au lieu de 1 à 3 heures en saisie manuelle — et elle élimine les erreurs de recopie.

Étape 2 — Pré-remplir les prix à partir d’une base historique

C’est l’étape la plus différenciante. Pour chaque ligne du DPGF, l’IA peut suggérer un prix unitaire en s’appuyant sur votre base prix historique — c’est-à-dire les DPGF chiffrés des précédents chantiers similaires.

Pour que cela fonctionne, deux conditions :

  • La base historique doit être structurée et propre — désignations harmonisées, unités cohérentes, prix actualisés
  • L’IA doit avoir accès à cette base (via fichier Excel joint, base de connaissances dans GPT-5 ou Claude Projects, ou système RAG)

Si la base n’est pas propre — ce qui est le cas dans la majorité des PME du génie climatique qui travaillent avec des devis Excel éclatés sur 5 ans — le pré-remplissage donne des résultats médiocres. C’est typiquement à ce stade que le service IA Data Clean de Stema Partners intervient : structurer la base prix en 2 à 4 semaines pour la rendre exploitable par l’IA.

Étape 3 — Contrôler la cohérence CCTP ↔ DPGF ↔ mémoire

Un DPGF bien chiffré mais qui n’est pas cohérent avec le CCTP ou le mémoire technique est un DPGF qui expose l’entreprise à un litige en cours d’exécution. L’IA permet de faire un contrôle croisé en 15 minutes — une tâche qui était quasi jamais faite manuellement faute de temps :

  • Tous les postes du CCTP sont-ils bien présents au DPGF ?
  • Les quantités annoncées au mémoire technique (moyens humains, délais) sont-elles cohérentes avec les lignes “main d’œuvre” du DPGF ?
  • Les variantes proposées (RE2020, bilan carbone) sont-elles chiffrées séparément ?
  • Les prix unitaires sont-ils cohérents entre eux (une ligne “PAC 80 kW” à 15 k€ et une autre à 45 k€ pour un produit équivalent = anomalie)

Cet étage de contrôle divise par deux les réclamations en cours de chantier, qui sont l’une des sources majeures de perte de marge en génie climatique.

Étape 4 — Finaliser et ajuster avec l’expertise humaine

L’IA produit une pré-version du DPGF. Le chargé d’affaires valide, ajuste les prix là où le contexte local le demande (majoration pour chantier occupé, contraintes d’accès, phasage imposé) et ajoute les éventuelles remises commerciales.

Cette étape reste 100 % humaine — et c’est bien ainsi. L’IA ne connaît ni votre stratégie tarifaire, ni votre relation avec ce maître d’ouvrage, ni les accords fournisseurs en cours. Elle apporte la matière (90 % du DPGF), le chargé d’affaires apporte l’expertise (les 10 % qui font gagner ou perdre).

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Exemple concret : DPGF CVC d’un bâtiment tertiaire de 3 500 m²

Pour rendre la méthode tangible, voici un exemple tiré d’un chantier réel — un immeuble de bureaux neufs de 3 500 m² livrés à Paris Ouest, avec un lot CVC complet (PAC air/eau réversible 220 kW, CTA double flux, VRV complémentaire en salles de réunion, pieuvre de ventilation, GTB).

Le DPGF fourni par le maître d’ouvrage

  • Format : Excel de 412 lignes, réparties sur 7 sous-lots (production chaud/froid, distribution, émission, ventilation, régulation, essais, divers)
  • Niveau de détail : référence produit souvent imposée (exigence RE2020 + bilan carbone)
  • Délai de chiffrage : 3 semaines entre la réception du DCE et la remise des plis

Le chiffrage sans IA

  • Jour 1 : extraction et recopie du DPGF dans le format interne de l’entreprise (2 à 3 h)
  • Jours 2 à 3 : chiffrage des 412 lignes en consultant fournisseurs, base interne et devis précédents (12 à 16 h)
  • Jour 4 : contrôle de cohérence rapide, ajustements commerciaux, impression et signature (3 à 5 h)

Total observé : environ 1,5 jour à 2 jours de chargé d’affaires, souvent en soirée à cause de la charge. Taux de cohérence CCTP/DPGF/mémoire : rarement vérifié faute de temps.

Le chiffrage avec IA et base prix structurée

  • Étape 1 : extraction et structuration du DPGF (15 min)
  • Étape 2 : pré-remplissage automatique de 340 lignes sur 412 à partir de la base prix historique (45 min)
  • Étape 3 : chiffrage manuel des 72 lignes restantes (références spécifiques, postes atypiques) — 1 h 30
  • Étape 4 : contrôle de cohérence CCTP/DPGF/mémoire avec l’IA (30 min)
  • Étape 5 : ajustements commerciaux et finalisation (45 min)

Total observé : 3 h 30 à 4 h, avec un contrôle de cohérence systématique qu’on n’avait pas le temps de faire auparavant.

Ce chiffrage-là a été remis en temps et en heure avec une marge de travail préservée — l’un des cas les plus parlants du ROI de l’IA en génie climatique.

Les outils et prompts pour démarrer

Pour une PME qui démarre l’automatisation de son DPGF, la combinaison minimale est :

  • ChatGPT GPT-5 (abonnement Team, 30 €/mois/utilisateur) — pour l’extraction, le pré-remplissage et le contrôle de cohérence
  • Claude Sonnet 4.6 (20 €/mois) — en alternative, particulièrement fiable sur les tableaux techniques complexes
  • Excel ou Google Sheets pour la base prix structurée
  • Un template de prompts adapté à votre corps d’état (CVC, électricité, plomberie, tous corps d’état)

Les prompts utilisés couramment en chiffrage DPGF CVC par les professionnels formés par Stema Partners sont fournis dans le cadre de la formation IA BTP, avec des variantes spécifiques par lot (PAC, VRV, VMC, GTB). Pour aller plus loin sur le chiffrage spécifiquement, voir aussi le guide IA Devis BTP : automatiser le chiffrage.

Au-delà du DPGF : le workflow complet d’appel d’offres CVC

Le DPGF n’est qu’une pièce du dossier de réponse. Pour maximiser le ROI, il s’intègre dans un workflow complet :

  1. Analyse du CCTP avec l’IA — 15 min au lieu de 2 h (méthode détaillée)
  2. Rédaction du mémoire technique — 30 à 45 min au lieu de 3 à 8 h (méthode CVC)
  3. Chiffrage du DPGF — 3 à 4 h au lieu de 1 à 2 jours (méthode détaillée ci-dessus)
  4. Contrôle croisé CCTP/DPGF/mémoire — 30 min au lieu de zéro (faute de temps)
  5. Courrier d’accompagnement et fiches matériel — 30 min au lieu de 3 h

Gain total par dossier : ~1,5 à 2 jours récupérés, soit la possibilité de traiter deux fois plus d’appels d’offres avec les mêmes effectifs. Le workflow complet est décrit dans le guide Répondre à un appel d’offre CVC avec l’IA.

Base prix éclatée ? Commencez par la nettoyer.

Sans base prix structurée, le pré-remplissage IA ne fonctionne pas. Le service IA Data Clean structure votre base en 2 à 4 semaines pour la rendre exploitable.

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FAQ

Qu’est-ce qu’un DPGF en marché public ?

Le DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est un document contractuel annexé à l’acte d’engagement dans les marchés publics à prix forfaitaire. Il ventile ligne par ligne la composition du prix proposé par l’entreprise : désignation, unité, quantité, prix unitaire, prix total. Il est imposé par le maître d’ouvrage, figé dans sa trame, et constitue la référence en cas de litige sur l’étendue des prestations. La somme des lignes doit égaler le prix forfaitaire annoncé à l’acte d’engagement — en cas d’écart, c’est en général le DPGF qui fait foi.

Quelle est la différence entre DPGF et BPU ?

Le DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est utilisé dans les marchés à prix forfaitaire où l’entreprise s’engage sur un total fixe. Le BPU (Bordereau des Prix Unitaires) est utilisé dans les marchés à bons de commande où seuls les prix unitaires sont engagés, les quantités variant selon les commandes réelles. Un marché CVC peut combiner les deux : DPGF pour la construction neuve initiale, BPU pour la maintenance associée. Les deux documents sont contractuels — à ne pas confondre avec le DQE (Détail Quantitatif Estimatif) qui est un document non contractuel de comparaison des offres.

Qu’est-ce qu’un DQE ?

Le DQE (Détail Quantitatif Estimatif) est un document non contractuel produit par le maître d’ouvrage dans certains marchés publics. Il contient une liste de prestations avec des quantités estimatives. Chaque candidat applique ses propres prix unitaires à ces quantités, ce qui permet à l’acheteur public de comparer les offres sur une base homogène. Contrairement au DPGF ou au BPU, le DQE n’a aucune valeur contractuelle : c’est juste un outil d’analyse des offres. Les quantités réelles au moment de l’exécution peuvent différer sans impact.

Comment remplir un DPGF CVC rapidement ?

La méthode la plus efficace repose sur trois piliers : une base prix historique structurée (désignations harmonisées, prix actualisés), l’utilisation d’un outil IA (ChatGPT GPT-5 ou Claude Sonnet 4.6) pour extraire la trame, pré-remplir les prix et contrôler la cohérence, et une validation humaine sur les lignes spécifiques (références imposées, variantes, remises commerciales). Le temps de chiffrage passe typiquement de 1 à 2 jours à 3 à 4 heures par dossier, avec une qualité supérieure (contrôle de cohérence CCTP/DPGF/mémoire systématique).

L’IA peut-elle remplacer un économiste de la construction ?

Non. L’économiste de la construction porte un jugement métier sur le chiffrage — cohérence globale, stratégie tarifaire, négociation fournisseurs, veille sur les prix du marché. L’IA automatise les tâches mécaniques (extraction, pré-remplissage, contrôle formel de cohérence) mais ne remplace ni l’expertise ni la décision. Ce qu’elle fait : libérer 70 à 80 % du temps de l’économiste pour qu’il se concentre sur les 20 % à forte valeur ajoutée (optimisation, négociation, arbitrage). Les économistes qui adoptent l’IA ne sont pas remplacés — ils traitent plus de dossiers et montent en qualité.

Un DPGF doit-il obligatoirement être au format Excel ?

Non, mais c’est le format le plus courant en pratique. Le DPGF peut être fourni en Excel, en PDF (natif ou scanné), en CSV, ou parfois via une plateforme dédiée du maître d’ouvrage. Ce qui compte, c’est que la structure imposée (trame, libellés, unités, quantités) soit respectée à la ligne près. L’IA permet de convertir un PDF scanné en tableur exploitable en quelques minutes, ce qui gomme une grande partie des difficultés techniques de manipulation du document.

Comment structurer sa base prix pour être exploitable par l’IA ?

Une base prix exploitable par l’IA répond à quatre critères : un format tabulaire unique (un seul fichier Excel ou base de données, pas dix fichiers éparpillés), des désignations harmonisées (même libellé pour un même produit, sans fautes de frappe), des prix datés (un historique lisible sur 2 à 3 ans, pour tenir compte de l’inflation matériel) et une classification par corps d’état et par type de chantier (résidentiel/tertiaire/industriel). Sans cette propreté minimale, le pré-remplissage IA donne des suggestions incohérentes. Le service IA Data Clean de Stema Partners met une base prix en conformité en 2 à 4 semaines selon le volume.

Est-il risqué d’envoyer un DPGF généré par l’IA à un acheteur public ?

Non, à condition que la validation finale soit humaine. Le DPGF reste signé par le représentant de l’entreprise — c’est donc lui qui engage l’entreprise, pas l’IA. Tant que les prix unitaires et les quantités ont été validés par un chargé d’affaires compétent, l’origine IA du document n’a aucun impact juridique. Les marchés publics français ne conditionnent pas la recevabilité d’une offre à l’absence d’assistance IA dans sa production. Ce qui compte, c’est la conformité du document, la véracité des prix et le respect de la trame imposée.

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